Considéré pendant longtemps comme dangereux, l’hydrogène n’avait été que très peu utilisé depuis le crash aérien qu’il avait causé en 1937. Pourtant il s’agit de l’élément chimique le plus répandue dans l’univers et également de la première source énergie, puisque le soleil en est composé à 92%. Egalement, il s’agit d’un élément qui est dur à extraire et à stocker.

De nombreux constructeurs continuent de croire en la création d’une solution adaptée pour le monde de l’automobile. Début des années 2000, BMW a lancé une gamme de véhicule roulant à l’hydrogène liquifié, maintenu à -253° et à une pression de 700 bars stockés dans un réservoir de 170 litres. Cependant, son autonomie n’atteignait alors que 200 km maximum, contre 500 km pour le véhicule équivalent en version essence. Egalement, la question du rechargement est problématique puisqu’il n’existe pas de station à hydrogène et leur création constitue un véritable risque financier.

Pour le moment, l’électrification des véhicules a principalement pris le relai et on assiste à un renouvellement des gammes et des modèles emblématiques des marques vers leurs versions hybrid ou 100% électrique.

Deux constructeurs asiatiques ont pourtant décidé de faire du véhicule à hydrogène, un des piliers de leur stratégie de développement. Il s’agit du coréen Hyundai et du japonais Toyota qui ont sorti la Hyundai ix35 FuelCell, en 2014 et la Toyota Mirai, en 2015 qui sont deux modèles avec un moteur alimenté par une pile à combustile dont l’électricité est produite avec de l’hydrogène. Le principal inconvénient de cette technologie est qu’elle nécessite du platine pour fonctionner, un matériel extrêmement cher et qui limite les productions de série. Pour développer 50kW, équivalent à 62 ch, il fallait 50 grammes de platine, coûtant plus de 2000 euros.

L’évolution du marché vers les véhicules à hydrogène dépendra donc prochainement en la capacité des constructeurs à développer des technologies consommant moins de platine, de la fluctuation du prix de ce matériel et également en l’adoption par le grand public de cette technologique, encore considérée comme dangereuse.