Alors que les deux géants de l’automobile devaient s’allier prochainement, la situation mondiale actuelle vient semer de gros doutes sur une future alliance. En effet, l’épidémie de corona virus qui touche actuellement l’Europe de plein fouet a un véritable impact sur l’industrie automobile, quasiment à l’arrêt. Les ventes de voitures sont en chute libre et c’est les usines de tous les grands groupes qui ferment temporairement.

Avec une grande partie de ses activités dans le Nord de l’Italie, le groupe Fiat-Chrysler est l’une des principales victimes de cette crise sanitaire. Il en est de même avec le groupe PSA qui a 15 sites à l’arrêt en Europe.

Alors que les démarches d’un rapprochement avaient été engagées l’an dernier entre le français et l’italo-américain, tous les points évoqués n’ont à l’heure plus aucune valeur. En effet, la valorisation boursière des deux entreprises s’est récemment effondrée, toute comme leurs ventes. Egalement, toutes les prévisions en termes de vente et en part de marché tombent à l’eau.

De plus que le Bruno Lemaire, actuel ministre de l’économie a rencontré cette semaine Jean-Dominique Senard, président du Groupe Renault et Carlos Tavares, président du groupe PSA pour évoquer la situation du marché de l’automobile et notamment un dispositif pour un prêt à taux zéro de la part de l’Etat pour pouvoir relancer les commandes auprès de leurs fournisseurs dans les mois à venir. Il est également question d’une éventuelle nationalisation des deux entreprises.

De son côté, le groupe Fiat-Chrysler espère bénéficier du plan de relance de 2 000 milliards de dollars du congrès américain pour venir en aide à leurs entreprises.

Les deux parties n’ont pour le moment pas communiqué à ce sujet et devraient certainement laisser couler, le temps d’avoir une vision plus claire sur la situation à venir.